Mardi 1er mai : premier jour de beau temps depuis bien longtemps ! Jour férié qui plus est !
Que fais-tu quand tu es normalement constitué(e) et équipé(e) de deux gamins de 4 ans qui sont capables quand ils s'ennuient de te désosser un salon en 5 minutes 35 secondes et 18 centièmes ?
TU SORS !

Donc ma progéniture, leur père et moi nous sommes sortis. Nos pérégrinations nous ont menés non loin de la place de l'Alma qui n'est elle-même pas loin de la place du Trocadéro où notre président sortant venait de tenir son dernier meeting (enfin je l'espère). Nous y avons croisé nombre de militants UMP ou du moins de Sarkozystes, tous dotés de grands drapeaux tricolores. Ils avaient l'air fiers, gonflés à bloc. Si l'on tendait l'oreille à la terrasse des cafés où certains d'entre eux s'étaient installés, on pouvait les entendre pronostiquer la victoire de leur leader, critiquer, se moquer et railler les propositions du challenger et le challenger lui-même. Oui, à les voir ainsi déambuler on pouvait croire que c'était gagné.

Et puis, il y eut ce petit groupe qui longeait les quais de la Seine et derrière lequel nous marchions. Galvanisés par le discours de leur président, ses membres agitaient tous leur drapeau en criant "La France forte ! La France forte ! La France forte !", face à eux arrivait un autre groupe qui criait lui aussi un slogan similaire : "Français, fiers et forts !" et agitait de plus belle de grands drapeaux eux aussi tricolores.

Les deux groupes ont fini par se croiser. Celui que nous suivions s'est alors tu. Certains ont baissé leur drapeau, ainsi que leur tête, honteux d'avoir agité la même bannière qu'un groupe de skinheads, d'hommes et de femmes haineux, fascistes et dangereux.

Parce que, quelle que soit à présent la légitimité qu'on lui donne, c'est aussi et surtout cela le FN.
Et cela le restera.

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