Ou de la difficulté de le retrouver.

Chais pas ce qui m'arrive en ce moment, mais difficile de toucher à mon blog. Je n'aurais jamais dû arrêter de produire aussi longtemps. V'là que dès que je me connecte dans l'idée d'aligner plus de deux mots, j'ai le cerveau en tire-bouchon. Tout se mélange là-haut, impossible de sortir une phrase cohérente et alors une histoire, je ne vous en parle même pas.

J'ai perdu mon mojo.

Pourtant, j'en ai des choses à vous raconter depuis cet été : comment j'ai cloué au pilori bon nombre de mes collègues (excepté la femme de la jungle qui est une pâte c'est bien connu), pourquoi j'ai signé pour 20 ans d'emmerdes, comment je me suis retenue de noyer les affreux ou comment j'ai volé sans le savoir un matelas pour enfant.

Si ce n'est pas des sujets trop de la balle ça ?!
Et bien non. Rien ne sort. Rien de concluant du moins.

Mais comme je suis sensible à la flatterie, limite vaniteuse si tu vois le genre Lecteur, je sors mes doigts de la gelée parce que j'ai été réclamée (enfin tout comme, quoi !) il y a quelques temps déjà par Bertrand de l'Edito et par La Blogueuse Mode. Même le grandiose et fabuleux M1, le blogueur préféré de ces dames, s'est enquis de savoir comment j'allais. Oui, rien de moins que ça. Que des hommes en plus. La preuve encore que mon régime Weight Watchers que je n'ai pas fait marche.
J'ai bien compris que c'était la rançon du succès si infime soit-il : toute blogueuse si insignifiante et futile qu'elle soit se doit à son public. Et moi qui pensais que je pourrais prendre la tangente en passant inaperçue et ben c'est raté. Adieu mes soirées peinardes à me goinfrer de galettes aux céréales soufflées à 20 calories. So long farewell mes longues pauses déjeuner passées à vomir devant les vitrines de la rentrée. Va falloir bloguer et surtout trouver des conneries à raconter !

Alors promis Bertrand, La Blogueuse Mode, M1 et les autres, je ferai ce que je peux pour être un peu plus conséquente ces prochaines semaines (enfin dans la limite de mes possibles, hein. Ce n'est pas non plus pour demain le Pulitzer !).

Mais avant toute chose, faut que j'aille chez le coiffeur. Parce qu'en plus de perdre mon mojo, je sens que je vais bientôt perdre un œil. Ce serait vraiment la totale lose si on devait finir par m'appeler la mère Cyclope.

photo

Arrête tout de suite de fantasmer Lecteur !
De moi, tu n'auras à jamais que cet œil torve et cette touffe de poils mal peignés.